Entreprise en transfert : ce qui se négocie
Usages dans l'entreprise, accords collectifs,
droits des représentants du personnel, doit-on faire table rase du passé lorsque
l'entreprise change de main ? C'est plus complexe que ça. |
Respecter les us et coutumes
Si le nouvel employeur ne s'y oppose pas, les usages en vigueur dans l'entreprise,
dans la région ou la profession continuent de s'appliquer. S'il s'y oppose,
il doit les dénoncer en respectant un délai raisonnable pour entamer des négociations.
Mais rien ne l'oblige à lancer cette négociation, l'initiative pouvant être
prise par les syndicats.
Renégocier
les accords
- Soit les conventions et accords collectifs sont tels
qu'ils sont obligatoirement applicables après un transfert.
- Soit
dans le cas contraire, tous les avantages restent valables pour tous les salariés
pendant au moins 1 an. Mais dans les 3 mois suivant le transfert, employeur
ou syndicats doivent entamer les négociations pour conclure une nouvelle convention.
Aucun terrain d'entente n'est trouvé ? Tous les avantages individuels acquis
(salaires, primes, indemnités...), qui existaient dans l'ancienne convention,
continuent de s'appliquer jusqu'à ce qu'un accord intervienne. Attention !
Les indemnités à venir (de rupture, de mise en retraite...) ne sont pas des
droits acquis. Ils ne s'appliquent donc plus.
A
la recherche des représentants des salariés
Toute entreprise absorbée,
notamment après une fusion, perd son autonomie juridique et du même coup,
comité d'entreprise et délégués du personnel disparaissent. De même, si une
cession fait chuter les effectifs, les représentants du personnel seront supprimés.
Ainsi un effectif qui passe en dessous de 50, verra disparaître son comité
d'entreprise, et en dessous de 11 personnes pendant plus de 6 mois, c'est
la fin des délégués du personnel.
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