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  Horoscope de l'argent

Horoscope 2010

Bâtir son crédit immobilier

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Renégocier son prêt immobilier
Le principe d'hypothèque rechargeable
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Le remboursement anticipé du prêt immobilier
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Renégocier son prêt immobilier


Lorsque les taux d'intérêt des prêts immobiliers sont revus à la baisse, ceux qui ont emprunté à taux fixe n'en profitent pas. Ils ont cependant la possibilité de renégocier avec leur banque les conditions financières de l'emprunt initial. Ils peuvent également choisir de s'adresser à une banque concurrente afin que celle-ci " rachète " le prêt.

La bonne méthode

C'est avec son banquier que la renégociation sera la plus simple : les formalités seront réduites et le coût sera moindre.

Ne renégociez que les prêts récents

Lorsqu'il ne reste plus que quelques années à payer, ce n'est pas très rentable de commencer des négociations, car en fin de prêt, le remboursement ne porte plus que sur le capital emprunté et non sur les intérêts. En revanche, en début de crédit, il peut s'avérer très rentable de renégocier pour que la baisse du taux ait une influence réelle sur le coût total du prêt.

- On peut renégocier lorsqu'il reste plus de la moitié du crédit à rembourser.

Un bon écart de taux

Pour que l'opération soit rentable, la différence entre le taux de l'emprunt initial et celui que l'on peut obtenir aujourd'hui doit être d'au moins 1,2% voire plus lorsque l'on s'adresse à une banque concurrente. Quoiqu'il en soit : les économies engendrées par cette différence doivent être supérieures aux frais de la renégociation... A vos calculettes.

Un profil de qualité

La renégociation s'apparente à une faveur de la part de votre banque. En effet, sa marge en sera affectée puisqu'elle continuera à rembourser sa dette sur les marchés au taux initial et non à celui renégocié avec vous. C'est pourquoi il est préférable d'être un client "de qualité", en possession de plusieurs produits d'épargne dans le même établissement.

- Il faut présenter le meilleur profil pour obtenir une renégociation de son dossier.

Etudiez bien toutes les offres

Pour celui qui serait tenté d'aller voir ailleurs si l'herbe des taux d'intérêts est plus verte, il importe de garder raison et de bien comparer les différents frais qui seront réclamés. En effet :

Le premier banquier
va vous réclamer


- l'indemnité de remboursement anticipé (3% du capital restant dû)
- et, le plus souvent, les frais de mainlevée d'hypothèque (ils sont calculés sur le montant du prêt initial) ; pour un prêt initial de 150 €, les frais s'élèvent à 555 €.
Le nouveau banquier
va vous faire payer


- les frais de dossier (de l'ordre de 1% de la somme empruntée avec un minimum et un maximum qui varient selon les établissements) : ils sont toutefois négociables
- les frais à la prise de garantie du banquier : prise d'hypothèque, privilège de prêteur de deniers ou caution (pour un prêt de 100 000 €, le coût de l'hypothèque est de 1 628 € et de 770 € pour un privilège de prêteur de deniers par exemple)
- le cas échéant, des frais d'estimation (afin de s'assurer de la valeur du bien hypothéqué)


Bref, l'addition risque d'être autrement plus salée qu'avec une simple renégociation avec son banquier d'origine. Car, dans ce dernier cas, les garanties financières de la banque ne sont pas modifiées (hypothèque, caution), ni les modalités d'assurance. Dans la plupart des cas, elles s'élèvent à 1% du capital restant à rembourser.

En définitive, cela ne vaut le coup que si l'offre de la banque concurrente est particulièrement séduisante ! Concrètement, cela signifie que le différentiel de taux appliqué entre les deux banques doit être au moins de 2 points en faveur du nouveau banquier.

Par conséquent, il est nécessaire de demander des simulations détaillées d'autant que tous les éléments du prêt (montant des assurances, frais de dossier, pénalités en cas de remboursement anticipé...) sont négociables.

- L'écart entre le taux du premier crédit et du second doit être d'autant plus important que les frais sont élevés, la somme empruntée faible et l'échéance de prêt rapprochée.


Opter pour un prêt à taux variable ?

La procédure est identique à celle d'un rachat de crédit à taux fixe classique mais il faut s'assurer que le taux offert par la banque permet de dégager une économie substantielle sur le coût total du prêt.
Pour éviter de perdre le gain de la renégociation si par malheur les taux venaient à augmenter, on préférera les prêts à taux variables dits "capés", autrement dit dotés d'un plafond à la hausse.

6%
C'est le pourcentage des prêts renégociés dans le total de l'encours des crédits immobiliers des banques.
Une fois la décision arrêtée, il revient à l'emprunteur de vérifier que le banquier lui envoie bien une nouvelle offre préalable assortie du délai légal de réflexion de dix jours. Cette procédure est obligatoire.


Bon à savoir

  • Les frais de mainlevée d'hypothèque comprennent les émoluments du notaire, le salaire du conservateur des hypothèques ainsi que les frais d'enregistrement et de publicité foncière.
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