Les emprunteurs ont la possibilité de renégocier auprès de
leur banque les conditions financières d'un emprunt initial. Ils peuvent également
choisir de s'adresser à une banque concurrente afin que celle-ci "rachète"
le prêt.
La bonne méthode
C'est
avec son banquier que la renégociation sera la plus simple : les formalités
seront réduites et le coût sera moindre.
Ne renégociez que les prêts récents
Quand il ne reste plus que quelques
années à payer, il n'est pas très pertinent d'entamer des négociations : en
fin de prêt, le remboursement ne porte plus que sur le capital emprunté et
non sur les intérêts. En revanche, en début de crédit, il peut s'avérer très
rentable de renégocier pour que la baisse du taux ait une influence réelle
sur le coût total du prêt.
Un
bon écart de taux
Pour que l'opération soit intéresante, la différence
entre le taux de l'emprunt initial et celui que l'on peut obtenir aujourd'hui
doit être d'au moins 1,2% voire plus lorsque l'on s'adresse à une banque concurrente.
Quoiqu'il en soit : les économies engendrées par cette différence doivent
être supérieures aux frais de la renégociation... A vos calculettes !
Un profil de qualité
La renégociation s'apparente à une faveur de la
part de votre banque. En effet, sa marge en sera affectée puisqu'elle continuera
à rembourser sa dette sur les marchés au taux initial et non à celui renégocié
avec vous. C'est pourquoi il est préférable d'être un client "de qualité",
en possession de plusieurs produits d'épargne dans le même établissement.
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Comme pour toute négociation, votre situation de client
au sein de la banque a son importance..
Sachez
comparer
Pour celui qui serait tenté de prospecter à la concurrence,
il importe de garder raison et de bien comparer les différents frais qui seront
réclamés. En effet :
Le premier banquier va vous réclamer
- L'indemnité de remboursement anticipé (3% du capital restant dû)
- Les frais de mainlevée d'hypothèque (calculés sur le montant du prêt
initial).
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Le nouveau banquier va vous faire
payer
- Les frais de dossier (de l'ordre de 1% de la somme empruntée avec un
minimum et un maximum qui varient selon les établissements) : ils sont toutefois
négociables
- Les frais à la prise de garantie du banquier : prise d'hypothèque,
privilège de prêteur de deniers ou caution.
- Le cas échéant, des frais d'estimation (afin de s'assurer de la valeur
du bien hypothéqué).
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Bref, l'addition risque d'être autrement
plus salée qu'avec une simple renégociation avec son banquier d'origine. Car,
dans ce dernier cas, les garanties financières de la banque ne sont pas modifiées
(hypothèque, caution), ni les modalités d'assurance. Dans la plupart des cas,
elles s'élèvent à
1% du capital restant à rembourser.
En définitive, cela ne vaut le coup que si l'offre de la banque concurrente
est particulièrement séduisante ! Concrètement, cela signifie que le différentiel
de taux appliqué entre les deux banques doit être
au moins de 2 points
en faveur du nouveau banquier.
Il est donc nécessaire de demander
des simulations détaillées d'autant que tous les éléments du prêt (montant
des assurances, frais de dossier, pénalités en cas de remboursement anticipé...)
sont négociables.
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L'écart entre le taux
du premier crédit et du second doit être d'autant plus important que les frais
sont élevés, la somme empruntée faible et l'échéance de prêt rapprochée. Opter
pour un prêt à taux variable ?
La procédure est identique à celle d'un
rachat de crédit à taux fixe classique mais il faut s'assurer que le taux
offert par la banque permet de dégager une économie substantielle sur le coût
total du prêt.
Pour éviter de perdre le gain de la renégociation si
par malheur les taux venaient à augmenter, on préférera les prêts à taux variables
dits "capés", autrement dit dotés d'un plafond à la hausse.
6% C'est le pourcentage
des prêts renégociés dans le total de l'encours des crédits immobiliers des
banques. |
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Une fois la décision arrêtée, il revient à l'emprunteur
de vérifier que le banquier lui envoie bien une nouvelle offre préalable assortie
du délai légal de réflexion de 10 jours. Cette procédure est
obligatoire. |
- Les frais de mainlevée d'hypothèque comprennent les émoluments
du notaire, le salaire du conservateur des hypothèques ainsi que les frais
d'enregistrement et de publicité foncière.