La bonne méthode
C'est avec son
banquier que la renégociation sera la plus simple : les formalités seront
réduites et le coût sera moindre.
Ne renégociez que les prêts récents
Lorsqu'il ne reste plus que quelques
années à payer, ce n'est pas très rentable de commencer des négociations,
car en fin de prêt, le remboursement ne porte plus que sur le capital emprunté
et non sur les intérêts. En revanche, en début de crédit, il peut s'avérer
très rentable de renégocier pour que la baisse du taux ait une influence réelle
sur le coût total du prêt.
- On peut renégocier
lorsqu'il reste plus de la moitié du crédit à rembourser. Un
bon écart de taux
Pour que l'opération soit rentable, la différence
entre le taux de l'emprunt initial et celui que l'on peut obtenir aujourd'hui
doit être d'au moins 1,2% voire plus lorsque l'on s'adresse à une banque concurrente.
Quoiqu'il en soit : les économies engendrées par cette différence doivent
être supérieures aux frais de la renégociation... A vos calculettes.
Un profil de qualité
La renégociation s'apparente à une faveur de la
part de votre banque. En effet, sa marge en sera affectée puisqu'elle continuera
à rembourser sa dette sur les marchés au taux initial et non à celui renégocié
avec vous. C'est pourquoi il est préférable d'être un client "de qualité",
en possession de plusieurs produits d'épargne dans le même établissement.
-
Il faut présenter le meilleur profil pour obtenir une renégociation
de son dossier.
Etudiez
bien toutes les offres
Pour celui qui serait tenté d'aller voir ailleurs
si l'herbe des taux d'intérêts est plus verte, il importe de garder raison
et de bien comparer les différents frais qui seront réclamés. En effet :
Le premier banquier va vous réclamer -
l'indemnité de remboursement anticipé (3% du capital restant dû) -
et, le plus souvent, les frais de mainlevée d'hypothèque (ils sont calculés
sur le montant du prêt initial) ; pour un prêt initial de 150 €,
les frais s'élèvent à 555 €. |
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Le nouveau banquier va vous faire
payer
- les frais de dossier (de l'ordre de 1% de la
somme empruntée avec un minimum et un maximum qui varient selon les établissements)
: ils sont toutefois négociables - les frais à la prise de garantie
du banquier : prise d'hypothèque, privilège de prêteur de deniers ou caution
(pour un prêt de 100 000 €, le coût de l'hypothèque est
de 1 628 € et de 770 € pour un privilège
de prêteur de deniers par exemple) - le cas échéant, des frais d'estimation
(afin de s'assurer de la valeur du bien hypothéqué) |
Bref, l'addition risque d'être
autrement plus salée qu'avec une simple renégociation avec son banquier d'origine.
Car, dans ce dernier cas, les garanties financières de la banque ne sont pas
modifiées (hypothèque, caution), ni les modalités d'assurance. Dans la plupart
des cas, elles s'élèvent à
1% du capital restant à rembourser.
En définitive, cela ne vaut le coup que si l'offre de la banque concurrente
est particulièrement séduisante ! Concrètement, cela signifie que le différentiel
de taux appliqué entre les deux banques doit être
au moins de 2 points
en faveur du nouveau banquier.
Par conséquent, il est nécessaire
de demander des simulations détaillées d'autant que tous les éléments du prêt
(montant des assurances, frais de dossier, pénalités en cas de remboursement
anticipé...) sont négociables.
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L'écart entre
le taux du premier crédit et du second doit être d'autant plus important que
les frais sont élevés, la somme empruntée faible et l'échéance de prêt rapprochée. Opter pour un prêt à taux variable ?
La procédure est identique
à celle d'un rachat de crédit à taux fixe classique mais il faut s'assurer
que le taux offert par la banque permet de dégager une économie substantielle
sur le coût total du prêt.
Pour éviter de perdre le gain de la renégociation
si par malheur les taux venaient à augmenter, on préférera les prêts à taux
variables dits "capés", autrement dit dotés d'un plafond à la hausse.
6% C'est le pourcentage
des prêts renégociés dans le total de l'encours des crédits immobiliers des
banques. |
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Une fois la décision arrêtée, il revient à l'emprunteur
de vérifier que le banquier lui envoie bien une nouvelle offre préalable assortie
du délai légal de réflexion de dix jours. Cette procédure est obligatoire. |
- Les frais de mainlevée d'hypothèque comprennent les émoluments
du notaire, le salaire du conservateur des hypothèques ainsi que les frais
d'enregistrement et de publicité foncière.