L'immobilier de montagne entre chaud et froid
Les vacanciers achètent plus grand et plus cher.
Les promoteurs, eux, peinent à suivre la tendance. |
Une demande qui a fortement évolué
Depuis
les années 80, l'immobilier de montagne a connu une profonde mutation. Longtemps,
les petites surfaces et notamment les studios ont représenté l'essentiel des
acquisitions : entre 30 et 50% du total des transactions. Mais les vacanciers
souhaitent aujourd'hui des logements plus spacieux et conviviaux.
Résultat
: l'offre et la demande ne correspondent plus. Les promoteurs et les agences
se retrouvent avec un flopée de studios invendables sur les bras alors que
la clientèle recherche des appartements plus luxueux, voire des chalets de
caractère. D'où des disparités de prix entre les stations où pullulent les
immeubles à studio et les villages prestigieux.
Un
marché spécifique
L'immobilier de montagne c'est :
- un marché saisonnier, très différent du marché immobilier des villes
;
- un marché de résidence secondaire : l'achat " plaisir " et l'achat
" coup de coeur " jouent un rôle important. Ce qui n'exclut pas une grande
vigilance de la part des acheteurs ;
- un marché dont les prix stagnent à la location alors que le prix au
m2 dans le neuf est en hausse ;
- un marché de placement qui ralentit, du fait que la Loi Besson s'avère
moins intéressante fiscalement que l'amortissement Périssol.
La location plus souple
que l'achat
Nombre de vacanciers se demandent pourquoi ils devraient
investir un budget élevé dans un appartement à la montagne, supporter les
charges et les impôt afférents pour, finalement, n'y passer que quelques semaines
par an... et avoir les pires difficultés à le revendre !
Dans
le même temps, les formules locatives se révèlent à l'usage plus attrayantes.
Elles offrent davantage de souplesse : on peut, par exemple, changer de station
chaque année à sa guise.
La
France compte plus de 200 000 résidences secondaires réparties dans les domaines
skiables de ses massifs montagneux.
Massifs Alpes
du Nord Alpes du Sud Pyrénées Massif Central Jura Vosges |
Résidences 115
000 35 000 22 000 13 000 11 000 5 000 |
Source : Service
d'études et d'aménagement touristiquede la montagne (SEATM), 2000.