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Le traducteur audiovisuel


Une journée de travail pour obtenir 10 minutes de film en VF ! Voilà résumé tout l'art difficile du métier de traducteur audiovisuel. Une activité lucrative à condition de multiplier les journées de travail.

De l'oral à l'écrit

Outre le cinéma, relativement difficile à aborder, la traduction de documentaires (en voix off ou en sous-titres) réserve plus de débouchés. Le travail s'effectue la plupart du temps à domicile (avec ordinateur et magnétoscope). Pour un doublage synchrolabial, les tarifs varient selon le programme (lignage, nombre de comédiens, langues requises, temps de studio...). Pour les produits télévisuels et DVD, un sous-titre est payé entre 0,8 et 3 €, voire bien plus dans le milieu du cinéma (tout dépend de la production).

L'art du camouflage

Bruce Willis ou Sharon Stone n'ont jamais tourné un film en français et pourtant ils parlent couramment la langue de Rabelais... à l'écran. Grâce au traducteur, le spectateur ne doit y voir que du feu ! Plan par plan, il lui faut d'abord détecter les débuts et fins de prise de parole, puis recréer un dialogue français qui prenne en compte le mouvement des lèvres de l'acteur. A l'écrit, tous les dialogues sont à restituer en simultané et en deux lignes maxi.

Apprentissage sur le tas

Quelques universités comme celle de Strasbourg 2, proposent un master spécialisé sur le créneau. Cette dernière se distingue en demandant, en plus des droits universitaires classiques (226 €) des frais de scolarité de 4 200 €. Une carte de visite qui peut ouvrir quelques portes, même si la plupart des traducteurs audiovisuels débutent en apprenant sur le tas.

Payés en droits d'auteur

Contrairement à une idée reçue, le traducteur audiovisuel, appelé aussi " adaptateur ", n'est pas sous statut d'intermittent du spectacle mais plutôt payé en droits d'auteur. Le règlement s'effectue, selon les usages de la profession, en partie au moment du travail, le solde étant versé par des sociétés comme la Sacem, après diffusion. Le régime social dont dépendent les traducteurs audiovisuels est donc celui de l'Agessa.


Bon à savoir

Compléter leur activité par des travaux classiques de traduction est le lot de la plupart des professionnels débutants. Dans le cinéma, les traducteurs ont souvent le statut d'intermittent du spectacle.

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