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Le métier de traducteur technique


La grande majorité des traducteurs planchent sur des sujets techniques. Et l'ouverture des frontières ne fait que renforcer la tendance. Les revenus de départ sont plutôt modestes (du SMIC à 18 000 € par an), mais le traducteur indépendant qui maîtrise une langue rare fait vite grimper les enchères !

Free-lances à 80%

80% des traducteurs techniques travaillent en indépendants. Les rares salariés exercent essentiellement dans des organismes internationaux (OTAN, ONU, Unesco, Commission européenne...) ou sont recrutés sur concours dans les administrations françaises (ministère des Affaires étrangères, ministère de l'Industrie...). Si les débuts des free-lances sont souvent difficiles (entre 15 600 € et 18 000 € par an), un expert en norvégien ou en chinois peut vite tirer son épingle du jeu. Au ministère des affaires étrangères les traducteurs débutent à 18 500 € bruts et ceux des institutions européennes à 36 000 €.

Au mot, au feuillet ou à la journée

Le traducteur indépendant facture généralement ses services au mot : entre 8 et 12 centimes d'euros, selon la rareté de la langue. Mais il peut aussi être payé au feuillet (entre 15 et 52 €) ou à la journée : de 200 à 500 € selon la SFT (Société française de traducteurs). D'une manière générale, plus la traduction est technique et demande des compétences, plus les prix pratiqués sont élevés.

Du jargon et de la documentation

Pour traduire un rapport médical, un logiciel informatique ou un guide d'utilisation, maîtriser parfaitement une langue ne suffit pas. Rigueur, précision et compréhension sont les trois axes d'un métier qui ne s'improvise pas ! De la chimie au juridique : le traducteur technique connaît le vocabulaire des domaines qu'il aborde. Chercheur infatigable, il suit de près l'évolution du secteur, s'informe en permanence via Internet ou dans des ouvrages spécialisés, lorsqu'il ne consulte pas les spécialistes eux-mêmes.

Bon à savoir

Opter pour un cursus en droit, économie ou sciences, ou encore pour une école d'ingénieurs avant d'envisager des études de traduction est un atout sur le marché du travail. Cette double compétence technique et linguistique est très recherchée par les clients.

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