Le droit de préemption de la commune
Le vendeur d'un bien immobilier peut voir son
bien soumis à un droit de préemption de la commune. |
La commune, un acquéreur prioritaire
Si
le bien se trouve dans une zone de préemption de la commune, cette dernière
est un acquéreur prioritaire et le vendeur ne peut pas céder le bien librement.
Les
formalités obligatoires
La vente est subordonnée à une déclaration
préalable faite en mairie par le vendeur. Si cette formalité n'est pas respectée,
la vente est annulée.
Cette déclaration, présentée en 4 exemplaires
selon un modèle précis, comporte obligatoirement l'indication du prix et des
conditions de la vente.
Elle est adressée par recommandé avec
avis de réception ou déposée contre décharge en mairie.
La
commune a 2 mois pour faire jouer son droit de préemption. Passé ce délai
de 2 mois, si la commune a gardé le silence ou a refusé d'acheter, le vendeur
retrouve alors sa liberté de vendre.
En
cas de problème ou de compromis
Si le vendeur signe un compromis ou
une promesse de vente avant l'accomplissement de ces formalités, il a tout
intérêt à se protéger vis-à-vis de l'acquéreur en insérant dans l'acte une
condition suspensive mentionnant le droit de préemption. Car c'est à lui que
revient l'obligation de se renseigner sur les conditions de la préemption,
s'il n'en informe pas l'acquéreur, il peut voir engager sa responsabilité.
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