De 10 à 300 personnes peuvent travailler dans
une salle des marchés. On en trouve dans les banques, dans les
sociétés de Bourse ou d'assurances, mais aussi dans de très grandes entreprises,
qui prennent des positions sur les marchés financiers pour leur propre compte. |
Pénétrer
dans une salle des marchés, c'est un peu comme entrer dans un coffre-fort.
Mais à la place des billets, des diamants et des tableaux de maître, on découvre
un décor assez banal de bureaux paysagers, regroupés en "pôles" spécialisés
sur un produit (actions, taux, devises, trésorerie, etc).
"Zinzins"
Certaines tables sont
réservées aux "zinzins" (les investisseurs institutionnels), d'autres aux
banques centrales. L'outil informatique est omniprésent. Sur les écrans d'ordinateurs,
les opérateurs, sans cesse à l'affût, peuvent visualiser en temps réel les
cotations, consulter des informations économiques et passer leurs commandes
par téléphone. Mais on n'a encore rien trouvé de mieux, pour confirmer les
ordres et donner une légitimité à l'acte, que... le télex !
Dans
un univers essentiellement masculin, l'ambiance n'est pas, comme on pourrait
le penser, totalement survoltée. Beaucoup d'ordres se passent encore par téléphone,
mais il faut en toute circonstance garder son sang-froid. Vendeurs (
salesmen)
et négociateurs (
traders) sont proches géographiquement.
Le vendeur communique au
trader les ordres de vente,
celui-ci entre en contact avec les courtiers pour trouver le meilleur prix.
Puis le
trader prend
une décision, transmise au vendeur, qu'il communique ensuite au client. Il
a suffi de 30 secondes à 1 minute pour que l'information tourne et que la
décision d'achat soit prise.