Grands-parents : un droit de visite légal
La loi consacre le droit pour les grands-parents
de garder des relations avec leurs petits-enfants. |
Le principe
L'enfant a le droit
d'entretenir des relations personnelles avec ses ascendants. Seuls des motifs
graves peuvent faire obstacle à ce droit. Si tel est l'intérêt de l'enfant,
le juge aux affaires familiales fixe les modalités des relations entre l'enfant
et un tiers, parent ou non. Cela concerne notamment les grands-parents sans
distinction de filiation, et même les arrière-grands-parents.
Le
conflit survient lorsque les parents s'opposent à ce que les grands-parents
nouent avec leurs petits-enfants des relations personnelles en dehors de leur
présence. C'est souvent le cas en cours de divorce. Pourtant ils peuvent faire
valoir un certain nombre de droits :
- le droit de visite (ex : recevoir un enfant durant un après-midi) ;
- le droit d'hébergement vise une période plus longue, un week-end ou
le temps de certaines vacances scolaires ;
- le droit à l'échange de courriers et la participation à l'éducation.
La clé
: favoriser des relations régulières
Les tribunaux estiment que la
mésentente simple entre les parents et les grands-parents de l'enfant ne constitue
pas un motif grave, donc suffisant, pour faire obstacle au droit de visite.
Ils considèrent qu'il appartient aux membres de la famille de faire les efforts
nécessaires pour surmonter leurs difficultés relationnelles afin d'en épargner
les conséquences aux enfants.
Sachez que les tribunaux répugnent
à refuser l'instauration ou la poursuite de relations régulières entre grands-parents
et petits-enfants et les favorisent.
Si les parents font obstacle
à la décision de justice et ne respectent pas le droit de visite accordé aux
grands-parents, les articles 227-5 à 227-7 du Code pénal prévoient des sanctions
d'amende et d'emprisonnement.
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