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Investir dans une PME : quelle réduction d'impôt ?


En tant que contribuable et investisseur particulier dans une PME, la réduction d'impôt est conséquente. Mais il existe une règle du jeu !

Quelle réduction d'impôt ?

La réduction d'impôt est de 25% des versements effectués jusqu'au 31 décembre 2012, dans la limite d'un plafond annuel qui est de :
  • 20 000 € pour les contribuables célibataires, veufs ou divorcés, soit une réduction d'impôt maximale de 5 000 € ;
  • 40 000 € pour les couples (contribuables mariés ou pacsés), soit une réduction maximale de
    10 000 €.
La fraction des versements qui excède le plafond annuel peut être reportée sur les 4 années suivantes, dans la limite de ce plafond.

Par exception, le plafond annuel des versements est porté à 5 000 € pour les personnes seules et à 100 000 € pour les couples en cas de souscriptions au capital :
  • d'une "très petite entreprise" (moins de 50 salariés, chiffre d'affaires ou total du bilan n'excédant pas 10 millions d'euros) ;
  • créée depuis moins de 5 ans ;
  • qui est en phase de démarrage ou d'expansion.
Attention !
En cas d'application du plafond majoré, la fraction des versements qui excède les limites annuelles ne peut pas être reportée sur les 4 années suivantes.

Quelques règles incontournables

La réduction d'impôt n'est possible qu'à certaines conditions qu'il est indispensable d'anticiper :
  • Attention, les parts ou actions doivent obligatoirement être conservées jusqu'au 31 décembre de la 5e année qui suit celle de la souscription. Pour un investissement réalisé en 2009, les titres doivent ainsi être conservés au minimum jusqu'au 31 décembre 2014.
  • Quand tout ou partie de ces parts ou actions est cédé avant cette échéance, il est procédé, l'année de la cession, à une reprise des réductions d'impôt obtenues, dans la limite du prix de cession.
  • En aucun cas, il ne saurait y avoir un abattement prorata temporis en fonction de la durée de détention réelle des titres.
  • Toutefois, cette reprise de réduction d'impôt ne s'appliquera pas en cas de licenciement, d'invalidité, de décès de l'un des époux ou partenaire pacsé ou en cas de donation des titres à une personne physique si le bénéficiaire de la donation reprend à son compte l'obligation de conservation.

Les justificatifs à fournir

Dès la souscription, l'investisseur doit faire connaître à la société son intention de bénéficier de la réduction d'impôt. Cette société doit en conséquence fournir au contribuable un état individuel qui est à joindre à la déclaration de revenus.


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