Les conditions de la modification
La
pension alimentaire étant l'une des modalités d'exercice de l'autorité parentale.
Son montant ou ses modalités de versement peuvent être révisés, aussi bien
à la hausse qu'à la baisse, sur demande adressée au juge aux affaires familiales
par l'un ou l'autre des époux.
Pour cela, il faut qu'un changement
de situation soit intervenu depuis le jugement de divorce ou depuis la dernière
révision. Seule, une aggravation des circonstances entraînera une révision.
Par
exemple, le fait que l'ex-mari gagne au loto n'est pas un motif d'augmentation
de la pension. En revanche, la maladie de l'enfant pourra justifier une hausse
pour payer une garde à domicile.
Attention ! Cette pension
est due à chaque fois que l'enfant est dans le besoin :
- pour un enfant mineur,
- mais aussi pour un majeur poursuivant encore des études ou étant au
chômage.
Le non paiement de la pension alimentaire de l'enfant est sanctionné
pénalement par le délit d'abandon de famille.
A qui s'adresser ?
Au
juge aux affaires familiales du tribunal de grande instance qui a prononcé
le divorce. Un avocat n'est pas obligatoire, mais il est vrai qu'il est plus
prudent d'y faire appel car la constitution des dossiers est souvent complexe
et demande une argumentation juridique.
La
pension alimentaire de l'enfant majeur
Face à la charge principale
d'un enfant majeur qui ne peut lui-même subvenir à ses besoins, il est possible
de demander à l'ex conjoint une contribution à son entretien. Il peut être
convenu ou décidé par le juge que cette contribution sera versée, en tout
ou en partie, directement entre les mains de l'enfant.