La fixation de la pension alimentaire de l'enfant
Les modalités de la pension alimentaire sont
fixées soit par convention entre les ex-époux, soit par le juge en cas de
désaccord. |
Le principe
Les parents doivent
contribuer à l'entretien de l'enfant à proportion de leurs ressources personnelles
et en fonction des besoins de l'enfant.
Celui qui bénéficie de revenus
plus importants contribuera davantage que son conjoint.
En ce qui
concerne l'enfant, ses besoins varieront en fonction de son âge. En outre,
il ne doit pas pâtir matériellement du divorce de ses parents. Par exemple,
l'enfant qui suivait sa scolarité dans une école privée y restera dans la
mesure du possible. S'il prenait des cours de piano ou faisait de l'équitation,
il doit pouvoir poursuivre ces activités.
Les
modalités
La contribution peut prendre la forme :
- d'une pension alimentaire payée par un parent à l'autre ;
- d'une prise en charge directe, en tout ou partie, des frais exposés
au profit de l'enfant (paiement des frais de scolarité, de transport, d'un
loyer) ;
- d'un droit d'usage et d'habitation : le parent propriétaire d'un studio,
peut, par exemple, le mettre gratuitement à la disposition de son enfant.
Lorsque la consistance des biens appartenant au débiteur de
la pension s'y prête, la pension peut être remplacée, partiellement ou totalement
:
- par le versement d'une somme d'argent entre les mains d'un organisme
accrédité chargé d'accorder en contrepartie à l'enfant une rente indexée,
- l'abandon de biens en usufruit,
- ou l'affectation de biens productifs de revenus.
La pension est due et payable chaque mois. Le débiteur ne peut
pas la diminuer ou la supprimer sous prétexte, par exemple, qu'il héberge
les enfants durant les vacances. Elle est indexée sur l'augmentation du coût
de la vie, et donc revalorisée chaque année.
Le site Internet www.service-public.fr permet de
calculer la revalorisation d'une pension alimentaire.
© Reed Business Information-Prat Editions