Vous êtes protégé contre la publicité trompeuse
Puisqu'on trouve souvent les voitures d'occasion par
des publicités ou par voie de presse, le législateur a souhaité protéger l'acheteur
contre les formules floues ou mensongères. |
Les
mentions à exiger
L'achat d'un véhicule d'occasion, qu'il soit vendu
par un professionnel ou un particulier, est encadré par le décret 78-993 du
4 /10/1978 relatif à l'information publicitaire et aux mentions obligatoires
du contrat de vente. Ainsi, les véhicules concernés doivent mentionner :
- la dénomination de vente (marque, type, modèle ou variante du modèle,
version) ;
- l'indication du mois et de l'année de première mise en circulation
;
- l'indication du kilométrage total parcouru depuis cette mise en circulation.
Attention : le kilométrage peut ne pas être garanti par le vendeur
si ce dernier n'est pas en mesure de connaître le kilométrage réel et s'il
en informe l'acheteur. Cela arrive lors de la vente d'une voiture de "seconde
main".
Publicité trompeuse ou tromperie
sur la marchandise
Si le véhicule ne correspond pas à
ce qui est indiqué dans la publicité ou la petite annonce (qui engage juridiquement
le vendeur), il est possible de demander l'annulation de la vente ou une diminution
conséquente du prix. Il faut s'adresser soit juge de proximité jusqu'à 4 000 €,
soit au tribunal d'instance pour des sommes entre 4 000 €
et 10 000 €, ou au tribunal de
grande instance pour des sommes supérieures. Des sanctions pénales pour "publicité
trompeuse" ou "tromperie sur la marchandise" peuvent être prononcées.
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